Modélisation de support, et upgrade en vue

Pas mal de travail ces derniers temps, avec un business plan pour des emballages et un article de veille sur la fabrication additive… Mais je voulais vous montrer les derniers travaux et réalisations de la RepRap 🙂

Car si la bobine de PLA est finie, j’ai pu imprimer les pièces pour un extrudeur Adrian (montage pas à pas pour plus tard):

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Ainsi qu’un projet d’un collègue, qui était l’occasion d’essayer de mieux comprendre comment Repsnapper interprète les fichiers .stl, de tester un peu Skeinforge (ptit post sur les logiciels en préparation) et de tester la construction de support.
Car même si la fonction n’est pas présente dans Repsnapper, on peut toujours l’anticiper au moment de la modélisation.


Comme c’est le cas dans le lot pour imprimer une Prusa Mendel, où les frame-vertex sont empilés les uns sur les autres :

Après une demi-douzaine d’essais pour voir quels dimensions étaient nécessaires pour être lisibles par Repsnapper, on teste cette sorte de trame et si la surface imprimé par dessus adhère bien.

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Le résultat montre que, avec l’expansion du plastique en sortant de la buse, on pourrait choisir un écart bien plus grand entre les lignes.

Comme ici en réglant le remplissage d’un volume avec un réglage de 1,8mm au lieu des 0,9 de base (on fera peut-être une véritable expérience pour voir l’influence des paramètre infill/vitesse/°C afin d’avoir un tableau de valeur sur lequel se baser) :

augmenter l’infill donne aussi une pièce bien plus légère

Mais la construction était par contre assez curieuse, dont on a justement filmé la première couche :

La vrai pièce par la suite fut construite en utilisant des bandes de 1,5mm d’épais avec 1,5mm de vide entre.

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Hop, et comme espéré on peut les retirer assez facilement

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Les fichiers de ce bipied seront bientôt dispo sur Thingiverse 😛

Tient d’ailleurs en passant, les pieds ont été imprimés à 2000 et 2400 mm/min (quand habituellement j’imprime à 1400-1800), a 2400 c’est ptet un peu trop rapide, mais ça permet de tester un peu les limites de la machine.
Et puis pour l’upgrade, en plus de l’extrudeur prévu, j’ai profité de la commande d’une nouvelle bobine de PLA pour inclure un support chauffant, et là ça va permettre d’éviter la déformation des grandes pièces :)’

Repsnapper, Skeinforge, Netfabb et Meshlab

Il y a quelques temps je me suis replongé dans l’environnement des logiciels utilisés avec la reprap.
Car seul progrès possible : changer l’extrudeur (le mois prochain), ajouter un support chauffant (très bientôt), et… le plus gros progrès possible vient des logiciels convertissant les fichiers .stl en Gcode pilotant l’imprimante.

Jusqu’à présent j’utilisais Repsnapper v333, avec la configuration de Camiel G (mendel-parts). Seulement certains .stl ne passaient pas (me suis débrouillé en allant chercher dans les modèles prusa et mendel-v2 ).

Je me suis donc intéressé à Netfabb et Meshlab, deux logiciels notamment utiles pour réparer des fichiers .stl.

La version de base de Netfabb est gratuite, tandis que la version « pro » possèdes des fonctionnalités supplémentaires. Il est néanmoins facile à prendre en main avec les explications du wiki et des modes de réparation automatiques.
http://www.netfabb.com/basic.php
http://wiki.netfabb.com/Main_Page

Meshlab semble être assez puissant, mais je l’ai peu utilisé pour le moment. Par contre il permet en plus de travailler à partir de nuages de points, obtenus en scannant un objet avec un kinect détourné par exemple :p
http://meshlab.sourceforge.net/

Il existe encore beaucoup d’autres logiciels pour piloter la reprap (j’avais aussi essayé ReplicatorG par exemple) mais tous ne fonctionnent pas avec le firmware de la carte Gen6, je ne parlerai donc que de ces deux là.

J’avais déjà essayé de faire fonctionner Skeinforge mais sans succès, chaque fois que je tentais de lui donner un fichier la fenêtre de commande affichait « Could not get the old directory in preferences, so the file picker will be opened in the default directory » et ensuite « Error in execute in file name in preferences, open file for skeinforge, skeinforge preferences have been saved« .

J’ai fini par trouver un conseil sur le forum makerbot (http://wiki.makerbot.com/forum/t-244221) : en fait il faut placer le dossier de skeinforge à la racine du disque. Maintenant qu’il est juste après le C:/ plus de problème, il peut convertir des fichiers en magnifique Gcode. Reste néanmoins à maîtriser la bête (car si il semble être celui qui à le plus d’options et offre le meilleur code c’est loin d’être le plus intuitif)

Puis hier, encouragé d’avoir pu faire marcher skeinforge, j’ai voulu retenter d’utiliser la v352 de Repsnapper, dont j’avais eu l’impression qu’il manquait des onglets et fonctions la première fois. Et c’est la que j’ai découvert que l’onglet « printer settings » était désormais un bouton en bas de « print options », avec même l’option antiooze ! (recul du filament entre deux extrusions pour éviter d’avoir des fils, ce qui avait déjà été pas mal réduits en jouant avec la vitesse de déplacement et la température).
Seul soucis : la thermistor ne donne pas la température… [edit : penser à appuyer sur le bouton « enable » pour ça]


Et puis sinon la dernière beta de Blender peut exporter des .stl, simplement en activant l’option dans les préférences.


Bref, tout ça c’est chouette mais vivement qu’on reçoive une autre bobine de plastique 🙂

Traitement de surface, suite

Après avoir vu que certains utilisaient de l’acétone pour affiner leur modèle j’avais envie de tester ça.

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http://www.thingiverse.com/derivative:5846

Justement avec cette pièce qui fut assez incroyable à imprimer…

L’expérience du jour

D’abord avec quelques chutes pour voir comment ça réagit :

Après avoir été trempé dans l’acétone le PLA fond en surface (cool), mais en séchant il blanchit (pas super cool), néanmoins ça reste en surface et part rapidement au ponçage.

En vérifiant Google m’a dit que c’était normal, si l’acétone marche bien pour l’ABS il est par contre déconseillé pour le PLA… Tant pis, ça peut quand même aider à faciliter/accélérer le poncage de certaines pièces ^^’

Par contre ça m’a permis de découvrir un wiki sur lequelle une page est justement consacrée au post-processing des polymères courrament utilisés dans l’impression 3D, très intéressant :

http://edutechwiki.unige.ch/en/Post_processing_of_3D_polymer_prints

Prochaine fois on pourra essayer avec un sèche cheveux, un décapeur thermique ou pourquoi pas avec de l’eau bouillante tient 🙂