Histoire, culture et crypto-monnaie

J’avais quelques notions de l’histoire des cryptomonnaies. Mais suite à la découverte du projet de calcul distribué Golem (cf), basé sur la blockchain Ethereum, j’ai réalisé à quel point ça s’est développé en dix ans. Le principe de décentralisation ma poussé à approfondir et j’ai beaucoup lu durant ce dernier confinement, notamment sur l’histoire de la monnaie. Au point de convertir quelques euros en diverses autres monnaies, pour commencer à pratiquer ces nouveaux systèmes.

Je retiendrais notamment ces trois articles (en anglais, bitcoinmagazine) pour résumer en quoi ça représente une direction (qui me semble souhaitable). Et que semble emprunter l’histoire ? En tout cas c’est intéressant philosophiquement et culturellement d’être dans / ou de contribuer à cette vague.
Aussi une compilation (en français, journalducoin) qui résume la chronologie du Bitcoin, avec notamment les tentatives similaires précédentes.

Bonus avec un podcast RFI, David Graber et son livre éclairant « Dette : 5000 ans d’histoire ». Partie 1 et partie 2.

Et le fil twitter de Anice Lajnef, avec souvent de très bonne synthèses.

De l’origine des inégalités

(Avec un morceau du groupe « Les sales majestés » en bande-son ? ^^)

Il y a quelques années de ça j’avais trouvé éclairant le propos de Franck Lepage : dans une conférence gesticulée il analysait le choix des mots suggérés par certains groupes de réflexion pour faire passer un concept en douceur ou en tout cas en orienter sa perception. Dans les exemples qui me reviennent il y a « vidéo-protection » plutôt que « vidéo-surveillance » (on est difficilement contre la protection quand la surveillance ça se discute), « défavorisé » plutôt que « exploité » (le premier n’a pas de chance quand le second induit un exploiteur), ou encore une des missions de l’Organisation des Nations Unis « réduction de la pauvreté » au lieu de « réduction des inégalités »… dans un cas on élève le niveau minimum alors que dans le second on réduit l’écart entre le haut et le bas, ce qui n’implique pas du tout les mêmes mesures.

Mais d’où viennent les inégalités ? Sur quels principes peut-on remonter à l’origine ?
Dans « La survie de l’espèce » de Paul Jaurion et Gregory Makles, que j’avais pu lire peu après, la forme de la bande dessinée permet d’aborder le sujet de manière humoristique tout en restant sérieux : l’inégalité apparaît à partir du moment où une brute contraint un autre à sa volonté, s’appropriant son travail. Mais le vrai problème est qu’avec le temps le surplus du travail des autres s’accumule par héritage, accroissant de manière exponentielle l’inégalité (augmentation de la population et concentration des richesses).

Je repensais à tout ça car l’émission « Sur les épaules de Darwin » de ces dernières semaines approfondit justement peu à peu l’origine des inégalités dans les différentes sociétés, et c’est fascinant (comme souvent).

https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-20-janvier-2018

https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-27-janvier-2018

https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-03-fevrier-2018

https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-10-fevrier-2018

En bref, quand la société se sédentarise la possession de troupeaux et de terrains se transmettant de générations en générations introduit un mécanisme d’accumulation créant de l’inégalité, seule l’introduction de mécanismes de redistribution permet de la compenser. Ce qui est intéressant c’est qu’en moyenne dans les différentes civilisations l’inégalité semble atteindre un pic 3000 ans après la domestication des cultures puis se réduit un peu. Des études sont citées dans lesquelles différentes sociétés (dans le temps et l’espace) sont comparées sur la base de la taille des restes d’habitations retrouvées, qui devient ainsi un indice d’inégalité.
On peut espérer suivre le même chemin que d’autres société, et que l’indice s’améliore, ou en tout cas œuvrer avec raison pour réduire la grande disparité de notre époque.


Tout ça méritait une petite compilation 🙂

FoldaRap 3 / en cours

IMG_20170906_180211

La nouvelle version de la FoldaRap progresse bien, avec enfin un mécanisme de pliage/dépliage instantané 😉
(disons 2 secondes quand il fallait 5 minutes avant)

Et comme expliqué dans le post précédent, j’en profite pour expérimenter un autre modèle économique (que la vente de matériel) dont la démarche est la suivante :

  • micro-mécénat récurrent via LiberaPay
  • pour soutenir le développement, le partage de connaissances, la documentation (de ce projet et d’autres)
  • libre-hardware : vous avez la recette, à vous de trouver les ingrédients, et/ou passer par des vendeurs de matériels identifiés (auxquels je proposerais naturellement de soutenir également le projet)

Quand pensez-vous ?

(en tout cas ça me semble plus léger/efficace comme principe d’organisation)

Et pour terminer sur une information agenda, vous pourrez me retrouver accompagné de ma fidèle machine :

  • Septembre, du 15 au 17 à l’espace numérique de la Fête de l’Humanité (à moins que je ne me promène avec sur les autres stands ^^)
  • Septembre, du 26 au 28 chez Ping/Plateforme-C à Nantes
  • Octobre, 21-22, pour le Festival-D à Anger
  • Novembre (le 18 ?), au Bocal à Chemillé (on devrait y organiser un rassemblement des FoldaRaps locales)