Mise en route de la CR-30 #3DPrintMill (avril 2021)

Comme toutes les bonnes choses, cette imprimante 3D à tapis roulant ne sort pas d’un coup de nul part. Avec la commercialisation de cette machine, le site d’information Fabbaloo avait justement fait une bonne chronologie de l’apparition et de la diffusion de ce concept. Ainsi que des raisons (fabrication d’objets longs et/ou en série) qui en font une intéressante variante parmi les architectures d’imprimantes 3D à fusion de fil. Pour l’histoire je rajouterais néanmoins le modèle de RepRap 1X2 qui expérimentait ça dès 2011 !

Oui, à l’époque il fallait se débrouiller avec les moyens du bords, ici un concept à base de bouts de bois.

En tout cas, voir dix ans plus tard ce type de machine commercialisée à un prix aussi abordable (1000€), je n’ai pas hésité longtemps pour mettre une option lors de la campagne de financement Kickstarter (un an plus tôt ça nous aurait été bien utile pendant qu’on fabriquait des visières à la chaîne).

Assemblage

Les éléments sont bien emballés, et l’assemblage est simple, les éléments principaux étant déjà pré-montés. Ne reste véritablement que la tâche, cruciale, de régler le bon écart entre la tête et le plateau.

Premières tentatives

Avec les programmes (.gcode) fournis, aussi bien qu’en générant un bloc simple et les paramètres constructeur, je n’avais pas assez d’adhérence au tapis, malgré une distance qui semblait correcte voir un poil trop proche du tapis.

Reprise des fondamentaux

Dans les paramètres de la variante du logiciel Cura par Creality, le ratio d’extrusion était à 90%, parfois même 85% quand on analyse les programmes déjà présent sur la carte SD (de quoi anticiper une légère sous-extrusion donc). Ajoutons à ça que lors de tests d’extrusion d’une longueur de 100mm avec le PLA fourni, à 200°C (indication constructeur), la variable E-step/mm, initialement à 137.6 était insuffisante (le fil avance de 95mm au lieu de 100mm).

Je commence donc par ajuster cette variable de laquelle découlera la bonne constance de l’extrusion et donc tout le procédé. En partant du PLA classique, mais à 210°C (meilleur adhésion au tapis, sans influence mesurée sur la distance test) :
Pour E137.6 une avance de 100mm = 95mm
Pour E144.7 une avance de 100mm = 102mm (un poil trop)
Pour E142 une avance de 100mm = 99mm (ça ira pour commencer)

Cette correction appliquée, l’accroche au tapis s’en trouve également résolue.

Dernier problème : impression via carte mémoire SD

Que ce soit avec un programme fournis ou un généré, au bout de quelques minutes l’impression s’arrête, ce qui est fâcheux…
Ouvrir le gcode (au cas où il s’agissait d’un fichier partiellement enregistré) signale un fichier corrompu. Bizarre ?
Nouvelle tentative, mais en ayant verrouillé la carte SD en écriture. Cette fois ça fonctionne jusqu’au bout ! Je me demande si cela fais partie de l’usage normal, car je n’ai pas vu ça dans le mode d’emploi.

Premières impressions

Hé hé. Au final ça fonctionne !
Première impression complète avec le cube-cylindre donné en exemple.

Puis impression d’un bloc de test de 100mm de long, mesuré à 99,70mm pour une valeur de Z-step/mm de 1161,1. Théoriquement il faudrait donc corriger ce réglage à 1164,59 (les produits en croix c’est quand même une application pratique des math depuis la primaire).
La hauteur de couche pouvant aussi créer une approximation par rapport au modèle 3D (ici le réglage des couches était à 0,2mm). J’opte pour 1162, à vérifier par la suite.

Après ces premières impressions réussies, vient la pause estivale. D’autres projets sont prioritaires (fabrication d’une mezzanine en bois), le temps passe, et la machine prend la poussière à la cave…

Re-mise en route (novembre 2021)

Nouvelle saison culturelle au Dôme, j’avance dans mes projets de recyclage de plastique, et surtout : mon objectif de bricoler une machine avec un extrudeur à granulés va pouvoir se réaliser bien plus vite qu’espéré !!! Avec la découverte toute récente de ce modèle, dans les 500-600€ (ce qui est plutôt accessible comparé à ce qui existe dans le commerce pour le moment), venu d’Espagne après environ 3 semaines.

Avant d’installer ça sur la CR-30, je préfère commencer par reprendre mes marques. Avec par exemple l’impression de quelques uns de ces profilés de constructions 🙂

J’en profite aussi pour essayer un autre logiciel pour faire le « tranchage » et calculer les programmes-machines : Kiri:Moto, qui s’avère très bien, avec une configuration déjà éprouvée pour la CR30 en plus ! (manque juste un G92 Z0 en début).
Le cube-échantillon de base fonctionne du premier coup. Mis à part toujours quelques soucis pour utiliser la carte SD de manière fiable (heureusement quand ça plante c’est dans les premières minutes), plus qu’à tenter les poutres !

Un début de poutre prometteur, interrompu par une coupure de la multiprise où la CR30 était branchée…

La conversion aux granulés fera l’objet d’un autre article, dès que je pourrais m’y atteler 😀 (peut-être encore jouer un peu avec la version filament tant que j’en ai).

Histoire, culture et crypto-monnaie

J’avais quelques notions de l’histoire des cryptomonnaies. Mais suite à la découverte du projet de calcul distribué Golem (cf), basé sur la blockchain Ethereum, j’ai réalisé à quel point ça s’est développé en dix ans. Le principe de décentralisation ma poussé à approfondir et j’ai beaucoup lu durant ce dernier confinement, notamment sur l’histoire de la monnaie. Au point de convertir quelques euros en diverses autres monnaies, pour commencer à pratiquer ces nouveaux systèmes.

Je retiendrais notamment ces trois articles (en anglais, bitcoinmagazine) pour résumer en quoi ça représente une direction (qui peut sembler souhaitable). Et que semble emprunter l’histoire ? En tout cas c’est intéressant philosophiquement et culturellement d’être dans / ou de contribuer à cette vague.
Aussi une compilation (en français, journalducoin) qui résume la chronologie du Bitcoin, avec notamment les tentatives similaires précédentes.

Plus de liens à lire ou écouter :

Un vélo cargo simple et compact

J’ai la chance d’avoir pu faire le choix de ne pas acheter de voiture jusque là (mais j’en emprunte parfois). Rouler à vélo est donc mon moyen de déplacement habituel depuis longtemps.
Après avoir craqué en 2012 pour un vélo couché « Aliaciklo » (une FoldaRap y tenant dans le coffre), j’ai surtout repris d’anciens vélos de courses très léger et plus pratique pour circuler en ville. Sauf que je transporte parfois beaucoup de choses et le porte-bagage, bien qu’agrandi à l’aide d’une planche intermédiaire, était souvent limite…

Et puis un jour (septembre 2020), au détour d’une brocante, je croise une connaissance du FabLab avec un vélo « Le Petit Porteur« . Rapidement on se rend compte que c’est sobre, utilitaire, bien pensé. Le soir même j’écume le site du fabriquant. J’apprécie d’autant plus la conception simple et robuste, et puis la galerie de la diversité des cas.
Dans les jours qui suivent je joue avec le configurateur jusqu’à trouver les choix de couleur/transmission/guidon/selle/etc. qui me conviennent (les grands puzzles de 40x40cm rentrent dans le plateau avant).
Quelques semaines plus tard (octobre 2020) c’est la livraison, comme prévu il n’est pas plus long qu’un vélo classique.

Depuis je m’y suis bien habitué, j’ai transporté du chien, du puzzle, des tas de cartons… Et dernièrement j’ai fini par trouver quoi ajouter sur la plaque centrale (hop, documenté par ici) 😉

En parallèle, pendant que j’écris ce billet, je croise un tweet vers une intéressante initiative de profs. J’aime bien le « VTT : véhicule tout trouvé » ^^