Stratégie d’impact : diffuser ou cibler ?

Une petite réflexion qui m’était venu un soir.

« Quelle stratégie adopter si l’on veut avoir un impact réel ? »

J’ai retourné plusieurs fois cette question ces derniers mois…

Car justement il y a un projet pour lequel j’hésite entre démarcher des entreprises pour leur vendre l’utilisation de cette idée, ou bien plus facilement, le publier sur internet en espérant attirer leur attention voir d’autres projets (ce qui pourrait rappeler la stratégie d’un certain Ora Ito qui avait été de travailler sur de « faux-projet » de grandes marques).

Et dans le but d’avoir un impact concret, est-il plus efficace de chercher à faire appliquer son projet par une société précise, ou bien de chercher à le diffuser le plus largement possible, en espérant que dans le flot quelqu’un la mette en pratique.

Une idée à t-elle plus d’impact si appliqué ou « bien diffusée » ? Car pouvant du coup inspirer d’autres personnes, ou les voir s’impliquer dans le projet, y contribuer ou simplement fournir un feedback quelquonce.

Contribution…application… finalement pourquoi chercher à opposer les deux alors qu’ils peuvent être complémentaire ?

Hmm cela amène un changement radical du modèle habituel.

Ou comment introduire un autre post que je préparai, sur la philosophie open-source dans le design industriel.


La prochaine fois on verra justement différents moyens pour s’auto-éditer comme des grands ^^

The Rise of Open-Source

[Deuxième passage Papanek, open-design]

Recommandait ses étudiant de ne jamais breveter leurs produits mais au contraire de publier les plans et de les laisser libre pour qu’ils se diffusent (comme Rietveld avait déjà fait pour sa Red/Blue)

comme celui sur les brevets qui a fini de me convaincre de leur inutilité, Papanek recommandant à ses étudiant de ne pas breveter leurs créations mais au contraire de documenter et publier tout ce qu’ils faisaient, pour qu’un maximum de gens puisse bénéficier de leurs idées. On parlera notamment d’open-design, et d’autres articles viendront sur le sujet 🙂

Comme on dit « une bonne idée on se doit de la partager » (et comme ajouterai Phil Merkapt, il va même falloir en convaincre les autres si elle est vraiment bien, alors quelle crainte de la protéger ?)


20/01/01

« Nous devrions passer de la production de masse à la satisfaction individuelle. »

Réutilisation, détournement, personnalisation // Re-use, unintended use, customization

approche est réellement global si on prend en plus en compte les possibles détournements des objets que nous faisons. Car pour cela il faut d’autant plus se mettre dans la tête de l’utilisateur. Révélant parfois des habitudes, une mauvaise conception…

Perso/Custo

http://www.unsigne.fr/

Débrouillardise
http://www.afrigadget.com/

Projection futur des objets imprimés en 3D
http://www.monsieurfaltazi.com/php/mf.php

Un e-book de Sf
http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/12/destruction-creatrice.html


open source médical http://www.economist.com/node/21556098

Pasta to meta-design

Parfois il y a de grandes questions qui vous tombent dessus, comme ça…

1 kilo de plomb = 1 kilo de plume

Alors pourquoi ?! (sur un ton dramatique de désespoir)
Mais pourquoi… une dose de 62,5g serait équivalente à une dose de 100g ?

Une marque en rouge qui voudrait faire consommer plus pour écouler plus ? Peut-être, ça serait pas la première fois. Seulement on voit plus souvent du shrinking (pour compenser la hausse des prix on vous vend une moindre quantité) que du gavage.

Cette image est le témoin d’une absurdité quotidienne.
Habituellement ça passerait inaperçu, mais il suffit de rapprocher les deux pour se rendre compte qu’il y a quelques chose qui cloche.
C’est important car une des plus grosse source de pollutions provoquée par nos pratiques alimentaires semble être la nourriture jetée (périmée mais aussi gaspillée). Alors les conséquences de dire « voilà ce qu’il vous faut » sont énormes, santé, environnement, société… (de toute façon c’est le vrac le mieux;p)

Dose et « normalité »
Certes, l’indication est peut-être un point de départ qui permettra de ne pas trop se planter (où à la limite présenté en mini-maxi).

Derrière ça c’est l’idée de moyennes qu’il faut voir. Intrinsèquement imparfaites car en essayant de contenter tout le monde l’indication ne s’adresse à plus personnes. Heureusement l’approximation passe, mais ne serait-ce pas mieux si c’était spécifiquement adapté pour vous ?

Ça me fait penser à une blague d’ergonome disant qu’il serait plus simple de transformer tout le monde en mannequin en bois, les gens ne faisant malheureusement pas tous 1m80 avec une posture assise à 90°.

Réponse personnelle
Au final (dans ce cas) le meilleur moyen de véritablement connaître quelle est sa dose c’est tout simplement d’expérimenter soi-même (et pour ça le vrac aussi c’est bien).
Justement, on dirait bien que c’est un credo qui est en train de se développer :

http://www.internetactu.net/2011/05/31/vers-la-science-personnelle/

(et dans la suite Le « Quantified Self » : doit-on compter sur soi ? interview d’egadenne)

Si on creuse encore un peu, dans la médecine traditionnelle (chinoise, tibétaine, etc.), en homéopathie, ou même en thérapie génique. Le traitement est conçu en fonction de la personne, en essayant de tenir compte du plus de facteurs possibles.
Ce qui apporte une réponse personnalisée, et pensée de manière systémique.

Meta-design
En mettant de coté la somme de connaissance que le médecin ou « expert » a acquis afin d’apporter cette réponse systémique, la personne concernée ne serait elle pas la mieux placée pour trouver une solution à son problème ?

On pourrait penser qu’un point de vue extérieur est plus clairvoyant, mais j’aurais tendance à soutenir le proverbe « on est jamais mieux servit que par soi-même », surtout si on arrive concilier cette connaissance de soi avec la prise de recul nécessaire.

Et concevoir un système qui permettrait aux gens de s’auto-quantifier et trouver ainsi eux-même ce qui leur convient, me semble être un bon exemple de do-it-yourself que le design peut aider 🙂
Comme dit dans un des textes du récent OpenDesignNow:

« The designer of the futur has to become a meta-designer. Shaping environment in which unskilled users can design their own objects. » (je remplacerais juste objets par réponse ou solution)

Bon ok c’était juste des emballages de pâtes… mais n’empêche :p