Présentoir pour tubes à essai 2/2

Douce odeur du PLA fondu, et ronronnement de l’imprimante quand dehors la neige se déchaîne. Hier deux amis sont venu voir la RepRap fonctionner, et j’ai pu finir le support pour tubes à essais ^^

Petit éclaté de l’assemblage

Suite au premier essai cette v2 du présentoir utilise moins de matière grâce à des pièces plus fines et un assemblage tout simple pour au final réduire le temps de fabrication (et en plus avoir un mouvement circulaire pour faire une sorte de carrousel, d’où le crénelage pour la préhension).

Les fichiers sont disponible sur Thingiverse ici : http://www.thingiverse.com/thing:5226
Temps total d’impression : ~1h30 (20-30min par disque en gros selon la vitesse)

Mais laissez-moi vous montrer tout ça 🙂

Le soucis de la v2 : le plateau du bas est trop proche de la base du coup les tubes n’étaient pas maintenus.
Dans la v2.1 (ci-dessous), j’ai simplement décalé le plateau d’une entretoise et du coup ça marche.
Le jeu pour faire tourner l’ensemble fait que les tubes on tendance à décaler les plateaux, et à avoir une répartition régulière en fleur, dans un sens horaire ou non (il faudrait resserrer la vis pour que les plateaux ne bougent plus et que les tubes soient bien droits).
Mais au final ce n’est peut-être pas plus mal pour la présentation 🙂

Réparation de l’imprimante 3D

Cette semaine j’ai pu réparer ma RepRap pour 1€  ^^

La petite thermistance avait grillée l’autre fois. J’avais repassé commande chez mendel-parts mais avec la charge de travail qu’ils ont en ce moment la livraison ne risquait pas d’arriver avant un moment…

Heureusement on m’indiqua un petit magasin d’électronique à Nancy (ici), et en y passant il s’avérait qu’il leur restait une dernière CTN de 100kOhm, parfait !
Elle ne ressemblait pas du tout à celle que j’utilisais, qui était en verre (la nouvelle a des rayures comme une résistance classique), mais après quelques tests prudents la mesure de température était correct et même en montant à 200°C la petite chose ne souffrait pas.
C’était également l’occasion de nettoyer un peu la buse, et raccourcir le scotch qui avait parfois accumulé du plastique pendant l’impression 🙂

Et cette fois au lieu de s’embêter avec des férules j’ai simplement croisé le câble et les pattes de la thermistance, et replié chacun sur lui-même, un bidouillage tout simple et qui marche (c’est le plus important).

2ème amélioration notable :
Lors de la journée sur les FabLab à Paris, j’avais pu discuter un peu de mon problème d’accrochage du fil de plastique fondu sur le support, et apparemment le papier de verre de grain 0 semblait une bonne solution.
Coup de bol en faisant un tour au supermarché je suis tombé sur des morceaux faisant quasiment la dimension de ma plaque (à 2-3€ la dizaine).

Hop ! C’est repartis pour un tour 😉

Le kapton était fixé à la colle repositionnable, et en le remplaçant par le papier de verre ça semblait suffire je n’en ai donc même pas remis… à tord, car avec la chaleur et une pièce qui tend à se rétracter en refroidissant (d’où le morceau de patafix), la surface s’est fortement gondolée.
Mais bon cette fois la pièce est quand même allée jusqu’à 100% ^^

Normalement il faudrait fixer le papier avec du double face, mais je crains du coup le moment de devoir le changer. En pulvérisant une nouvelle couche de colle repo’ ça tient mieux, mais tend tout de même à parfois se détacher… peut être avec un petit coup de colle définitive, bref faudra tester.

Faire émerger le réseau des Fab Labs en France

Le 9 décembre avait donc lieu à la Cité des Sciences et de l’Industrie, une journée animé par la Fing et consacrée à ces lieux à peine émergeant en France : http://fing.org/?page=evenement&id=250
Mais laissez-moi vous faire le récit/compte-rendu de cette fablabuleuse journée que j’ai failli rater.

Les marches gelées d’un coté de la Citée

En effet ça commençait mal, non parce qu’il avait fallut se lever à 4h45 en vue de prendre le train, mais avec le froid le portail était complétement gelé. Les chemins de fer souffraient aussi de cette météo, le tgv ne pouvant rouler qu’à 230km/h et s’arrêtant même parfois au milieu de la voie (mais c’était pas plus mal pour dormir et pas arriver trop en avance).
Dans l’entrée de la Cité des Sciences un vigile contrôle nos sacs mais nous empêche d’aller plus loin : « c’est à 9h, c’est trop tôt. » (il était 8h45). On était plusieurs à attendre impatiemment, acceptant tant bien que mal cette absurdité…

Mais ces soucis ont été rapidement chassé par une journée pleine de chouettes rencontres, c’est quand même rassurant de pouvoir se retrouver avec 120 personnes qui partagent un intérêt pour les Fab Lab, on se sent moins seul tout à coup… Et de voir les affiches annonçant la journée, on a même l’impression que ça y est, cette fois c’est tangible, le mouvement existe vraiment quoi !

affiche récupérée en partant, comme preuve de la rencontre
et pour futur décoration d’un Fab Lab

Le but de la rencontre était donc de réunir tout ce monde là, pour se faire rencontrer les gens, provoquer des possibilités, des initiatives (j’ai d’ailleurs rencontré quelqu’un de Nancy ^^) et que le mouvement commence à réellement s’organiser.

J’ajouterai peut-être les 6 pages de notes prises sur la journée, en attendant vous pouvez déjà profiter des photos (parfois un peu floues).

Jean-Michel Cornu et la présidente d’UniverScience
« what’s your pride ? »

Quelques tableaux de Peter Troxler sur les Fab Labs qu’il a pu étudier.
(vous pouvez retrouver son article complet par ici)

« what’s your pain ? »

 Nicolas Lassabe, présentant Artilect, le premier Fab Lab de France (il y en a d’autres, mais c’est le premier qui répond à la charte proposée par le MIT)

Net-Iki l’association intervillages du Jura, qui ouvrira aussi un FabLab

Bearstech/Hackable Devices qui présentait la MakerBot

Et plein d’autres trucs sympa dont je n’ai pas d’images mais plein de notes.

Vue sur la salle des machines

Après une table ronde animé par Stéphanie de Nod-A, petit tour dans le coin des machines 🙂
Il y avait une makerbot, ainsi qu’une Up!. C’était pas mal de pouvoir en voir une en vrai, après les quelques échos entendu sur Internet…je peux vous dire que c’est une superbe petite machine (ok elle est « fermé », vous n’aurez pas le plaisir de la fabriquer, mais elle est impressionnante… les chinois ont réussi à mettre au point une version commerciale de la reprap qui pour 3000$ vaut facilement une machine à 15k€). Pour le coup c’est la première qui peut vraiment se targuer d’être une « desktop 3D printer » (surtout quand les 100 premières étaient vendues à 1500$).

La Up!
Et quelques exemples de pièces imprimées par celle-ci

L’utilisation de support permettant de réaliser des pièces dont une partie est normalement dans le vide, il m’expliqua que si on voulait on pouvait même imprimer plusieurs étages de pièces (mais en perdant en qualité).
Rassurez vous cet avis n’est pas sponsorisé (j’aimerai bien^^), je tenais simplement à reconnaître la qualité de cette machine dont beaucoup se méfiaient au départ.

L’interface du logiciel de la Up!
Bilan de la journée :
une tasse imprimé et plein de cartes de visites, il faudra d’ailleurs que j’en ré-imprime ^^

Après le financement il y a trois enjeux qui semblaient revenir souvent, la documentation du FabLab et des projets qui y sont menés, afin que le transfère de connaissances soit effectif ; le réseau, chaque FabLab est unique mais il est rattaché à un réseau mondial qu’il faut entretenir ; et la communauté, qui est un élément important au cœur de ces lieux et sans laquelle ils ne pourraient exister.

Sinon en plus des intervenant j’ai eu le plaisir de discuter avec Frédéric Baer, Abel Faïd (de collaboratif-info), Loïc Fejoz (ingénieur à Nancy essayant de monter un FabTechSpace), Thierry Lebigre et Minh Hoang (importateurs des Up! 3d Printer), des étudiants de l’association « Le Garage » de St-Etienne (vive le libre !), Emmanuel Laurent, Samuel Javelle (un autre étudiant ayant passé un DSAA récemment), que je salue au passage, ainsi que les autres personnes qui participaient aux échanges. Et merci à la FING d’avoir organisé ça 🙂

Donc au final malgré les quelques soucis (comme la perte de ma carte sncf 12-25 et d’identité…), ça valait quand même bien le déplacement ^^

Bon vivement que je puisse imprimer à nouveau des pièces ; il va y avoir beaucoup de kit à fournir en France !

Allez également lire le compte-rendu de nod-A et celui de la FING 🙂